Sorti à la fin des années 1990, Astérix et Obélix contre César a marqué un tournant dans la comédie française en proposant une adaptation cinématographique spectaculaire des célèbres albums de Goscinny et Uderzo. Pour la première fois, le village des irréductibles Gaulois prenait vie avec de véritables acteurs français, des décors monumentaux et une ambition digne des grandes superproductions européennes. Au cœur de cette réussite, le casting réunit des interprètes populaires comme Christian Clavier, Gérard Depardieu ou Roberto Benigni, mais aussi toute une galerie de seconds rôles savoureux qui incarnent les personnages historiques et fantaisistes de cet univers. Le film ne se contente pas d’aligner des têtes d’affiche : chaque personnage, du druide Panoramix au poissonnier Ordralfabétix, trouve une présence physique et un ton singulier, qui ont contribué à graver cette version de Astérix et Obélix dans la mémoire collective.
En bref : la distribution de Astérix et Obélix contre César
– Une vision d’ensemble du casting de Astérix et Obélix contre César, avec un focus sur les rôles clés : Astérix, Obélix, Jules César et les villageois emblématiques.
– Un portrait détaillé du réalisateur Claude Zidi, de son style comique et de sa façon de diriger les acteurs français dans cette grande comédie française populaire.
– Une présentation des personnages principaux et secondaires, montrant comment l’adaptation cinématographique réinvente l’univers de la bande dessinée tout en respectant son esprit.
– Un éclairage sur le travail des scénaristes, de la musique signée Jean-Jacques Goldman, et des équipes techniques (décors, costumes, cascades, effets visuels) qui soutiennent la performance des comédiens.
– Un parallèle avec d’autres distributions marquantes du cinéma, pour situer le film dans l’histoire des grandes adaptations et des castings choraux.
– Une FAQ finale pour répondre aux questions fréquentes sur les acteurs, les personnages et la place du film dans la saga Astérix.
Distribution de Astérix et Obélix contre César : un casting de comédie française devenu culte
La force de Astérix et Obélix contre César repose d’abord sur son incroyable galerie d’interprètes. Le film réunit des acteurs français issus de la comédie populaire, du théâtre, mais aussi du cinéma d’auteur, composant un tableau vivant où chaque visage semble tout droit sorti des cases dessinées par Albert Uderzo. L’ambition était claire : donner aux spectateurs l’illusion de retrouver sur grand écran les héros de leur enfance, sans trahir l’esprit de la bande dessinée.
Le duo central est bien sûr porté par Christian Clavier dans le rôle d’Astérix et Gérard Depardieu dans celui d’Obélix. Le premier apporte son sens du rythme comique, son art de la réplique et un jeu nerveux qui colle à l’image du petit guerrier malin et obstiné. Le second impose une présence physique massive, mais traversée de tendresse, qui résume en un regard le fameux géant au cœur d’enfant. Leur alchimie, déjà éprouvée dans d’autres films, structure la dynamique du village et donne le ton à la comédie française proposée par le film.
En contrepoint, le camp romain est dominé par Jules César et par le personnage inventé de Détritus. Les sources mentionnent notamment Roberto Benigni pour ce dernier, offrant une composition délirante, nerveuse, presque cartoonesque, qui contraste avec la solennité attendue des personnages historiques. Cette opposition de styles comiques, entre humour gaulois et excentricité romaine, donne au film son énergie singulière.
Autour de ce noyau dur gravitent les villageois : Agecanonix, Ordralfabétix, les danseuses, les villageois anonymes. Sim prête son visage et son phrasé inimitable au très âgé Agecanonix, une trouvaille de casting qui a immédiatement séduit le public. Jean-Jacques Devaux, en Ordralfabetix, donne à ce poissonnier querelleur le mélange d’assurance et de mauvaise foi qui fait le sel des bagarres collectives. Des interprètes comme Anne Rocquigny de Favel ou Bernard Maître composent des villageois et villageoises crédibles, créant la sensation d’une communauté réelle plutôt que d’un simple décor.
Pour les rôles plus ponctuels, le film s’appuie sur une multitude de comédiens qui donnent chair à chaque recoin du scénario. Mario Luraschi, grand spécialiste équestre, apparaît en cavalier Malosinus, ajoutant une dimension spectaculaire aux scènes de chevaux. Les silhouettes de crieurs publics, de danseuses comme Alexandra Naudet ou Bénédicte Bos, renforcent l’impression d’un monde foisonnant, riche en détails.
Cette distribution chorale s’inscrit dans une tradition de grands castings à la française. Les amateurs de répartition de rôles pourront d’ailleurs prolonger leur exploration en comparant ce film à d’autres productions au casting dense, comme l’analyse proposée pour Le Pacte des loups et ses acteurs ou encore les panoramas de distributions détaillées disponibles sur cette page consacrée aux acteurs et personnages. Dans tous ces cas, la réussite tient à la capacité du film à faire exister chaque personnage, même furtif, comme une pièce nécessaire du puzzle narratif.
Au final, la distribution de Astérix & Obélix contre César fonctionne comme un village en soi : un ensemble d’individualités fortes, réunies par un même esprit de jeu, qui donne à l’adaptation cinématographique une chaleur humaine immédiate.
Les personnages principaux : Astérix, Obélix, Jules César et leurs adversaires
Les personnages centraux structurent la narration et imposent une hiérarchie dans ce casting très fourni. Astérix, tel qu’incarné par Christian Clavier, est présenté comme un stratège spontané, toujours prêt à tirer parti de la moindre faiblesse romaine. Son jeu repose sur des mimiques expressives, un débit rapide et un sens aigu du contretemps comique. Chaque scène d’infiltration ou de faux espion en territoire romain met en valeur ce mélange d’intelligence et de mauvaise foi, typique du personnage.
Obélix, sous les traits de Gérard Depardieu, navigue entre puissance brute et naïveté touchante. L’acteur joue sur les contrastes : la voix peut être tonitruante lors des bagarres, puis soudain douce lorsqu’il parle de son affection pour Idéfix ou de son obsession pour la potion magique. Cette dualité donne de l’épaisseur au personnage, qui aurait pu n’être qu’un simple faire-valoir comique. Le public ressent alors tout le poids de ce Gaulois tombé dans la marmite, prisonnier de sa propre force.
Jules César, incarnation de la Rome conquérante, symbolise les personnages historiques réinterprétés par la bande dessinée puis par le cinéma. Le film choisit de le représenter comme un chef autoritaire mais lucide, parfois dépassé par les intrigues internes menées par Détritus. Le contraste entre le prestige de César et la malice gauloise d’Astérix et Obélix illustre le ton satirique de la saga.
Le personnage de Détritus, lui, concentre les aspects les plus caricaturaux du pouvoir romain : perfidie, ambition démesurée, lâcheté. L’acteur chargé de ce rôle joue sur une gestuelle outrée, des rires nerveux, un accent marqué, autant de traits qui en font un antagoniste mémorable. En face, les Gaulois apparaissent soudés, spontanés, presque anarchiques, ce qui renforce la dimension de fable politique sous-jacente à la comédie.
Le druide Panoramix, bien que moins présent à l’écran que le duo central, reste un pivot du récit. Son enlèvement par les Romains sert de déclencheur à l’aventure. La distribution lui donne le visage d’un sage un peu distrait, à mi-chemin entre le savant antique et le grand-père bienveillant. Sa présence renforce la dimension quasi mythologique de la potion et du village.
Ces quelques figures suffiraient déjà à porter le récit. Pourtant, le film prend soin de caractériser finement jusqu’aux seconds couteaux, ce qui donne l’impression d’un univers dense, prêt à accueillir d’autres aventures. C’est cette richesse de personnages qui continue de nourrir les discussions des cinéphiles et des amateurs de bande dessinée, encore aujourd’hui.
Claude Zidi : un réalisateur de comédie française au service d’Astérix et Obélix
Pour orchestrer cette grande fresque, la production a confié le projet à Claude Zidi, figure majeure de la comédie française des années 1970 à 1990. Réalisateur venu de l’image et de la technique, il a signé plusieurs succès populaires et connaît parfaitement les dynamiques de troupe, ce qui le rend particulièrement à l’aise avec un casting aussi fourni. Sa mise en scène cherche à équilibrer le burlesque, l’aventure et la fidélité à l’univers graphique de la bande dessinée.
Zidi adopte une approche très chorale, où les scènes de village sont souvent filmées en plans larges, pour montrer la vitalité des foules, les disputes collectives, les banquets. Cette façon de faire rappelle certains films aux multiples personnages, comme ceux analysés dans la présentation de la distribution de Heat et de ses personnages, même si le ton est ici radicalement différent. L’idée reste comparable : chaque visage compte, chaque réaction de figurant peut déclencher un rire supplémentaire.
Le réalisateur s’appuie sur les scénaristes Claude Zidi lui-même et Gérard Lauzier, qui adaptent librement plusieurs albums pour en faire une intrigue inédite. Leur travail respecte la structure classique du récit d’aventure – enlèvement, voyage, infiltration, affrontement final –, tout en laissant place à des digressions comiques et à des clins d’œil pour les connaisseurs. Les dialogues, également signés Lauzier, jouent sur les anachronismes et le décalage entre l’Antiquité et les tics de langage contemporains.
Autour de lui, Zidi s’entoure d’une équipe technique expérimentée. Tony Pierce-Roberts signe la photographie, donnant au film une lumière colorée, presque picturale, qui met en valeur les costumes de Sylvie Gautrelet. Les effets visuels, coordonnés par Pitof et Antoine Simkine, accompagnent les moments les plus spectaculaires, comme le clonage provisoire d’Astérix et Obélix grâce à la « super potion magique » d’un très vieil ancêtre druide, Mathusalix.
Les producteurs Claude Berri et Thomas Langmann jouent également un rôle déterminant. Leur ambition est de hisser cette adaptation cinématographique au niveau des grandes coproductions européennes, en associant des partenaires allemands et italiens comme Bavaria Film ou Melampo Cinematografica. Cette dimension internationale n’empêche pas le film de rester résolument français dans son humour, son rythme et sa direction d’acteurs.
Pour mieux cerner la place de Zidi dans l’histoire de la comédie, on peut comparer son travail à d’autres réalisateurs qui jonglent avec des distributions importantes, comme ceux étudiés dans la présentation de la distribution de Mascarade et de ses acteurs. Dans tous ces cas, la clé réside dans la capacité du metteur en scène à donner de l’espace à chacun, sans perdre de vue le fil du récit.
La partition musicale, signée Jean-Jacques Goldman et Roland Romanelli, soutient cette mise en scène en alternant thèmes épiques et motifs plus légers. La musique renforce le caractère héroïco-comique du film, un équilibre délicat que Zidi parvient à maintenir tout au long de l’histoire.
Une direction d’acteurs au service du gag et du personnage
La façon dont Claude Zidi dirige ses comédiens mérite une attention particulière. Plutôt que de brider des personnalités fortes comme Gérard Depardieu ou Christian Clavier, il canalise leur énergie dans des cadres très précis. Les gags sont minutieusement réglés, mais laissent malgré tout une place à la spontanéité, à une gestuelle inattendue ou à un regard complice.
Cette méthode rappelle les grandes heures du cinéma comique français, où le timing compte autant que le texte. Les scènes de bagarres générales, par exemple, demandent une coordination millimétrée entre acteurs principaux, seconds rôles et cascadeurs. Des chefs cascadeurs comme Philippe Guégan et Gilles Conseil orchestrent ces moments, donnant à Obélix des gestes surhumains tout en protégeant physiquement les interprètes.
Le réalisateur veille aussi à ce que chaque personnage secondaire, même fugace, trouve son moment de gloire : une punchline, un mouvement, un détail de costume. C’est cette attention portée aux petites choses qui donne au film sa densité et qui explique pourquoi la distribution reste, encore aujourd’hui, l’un de ses atouts majeurs.
Les acteurs français du village gaulois : un casting riche et varié
Le village d’Armorique, cœur battant de Astérix et Obélix contre César, repose sur un ensemble d’acteurs français qui composent une communauté immédiatement reconnaissable. La réussite tient au fait que chacun incarne une fonction, un tempérament, une silhouette, tout en restant crédible dans un environnement antique stylisé. Cette alchimie donne au spectateur l’impression d’entrer dans un lieu vivant, où les personnages continuent d’exister entre deux scènes.
Parmi les figures notables, Sim en Agecanonix représente la mémoire du village. Son visage, déjà familier du public, apporte une forme de connivence. Chaque apparition joue sur le décalage entre son grand âge et la vitalité débordante des autres Gaulois. La mise en scène l’intègre souvent en arrière-plan, prêt à lancer une remarque piquante ou à se plaindre avec humour.
Jean-Jacques Devaux, interprète d’Ordralfabetix, s’approprie ce poissonnier querelleur avec une énergie particulière. Sa voix, son ton et sa posture composent un personnage instantanément identifiable. Les disputes récurrentes autour de la fraîcheur du poisson deviennent des moments comiques attendus, qui rythment la vie du village et soulignent les tensions internes à cette communauté théoriquement unie.
Les villageoises, souvent moins mises en avant dans les bandes dessinées, gagnent ici en présence grâce à des interprètes comme Anne Rocquigny de Favel ou diverses danseuses telles qu’Alexandra Naudet et Bénédicte Bos. Elles participent aux fêtes, aux danses, aux réactions collectives, donnant une dimension plus équilibrée à ce microcosme gaulois. Leurs apparitions contribuent à la dimension festive et populaire de la comédie française proposée par le film.
Les figurants, comme Bernard Maître dans le rôle d’un villageois, jouent un rôle discret mais décisif. Leur présence assure la continuité entre les scènes, que ce soit au marché, lors des repas ou pendant les affrontements avec les légionnaires. Sans eux, l’univers paraîtrait artificiel ; avec eux, il devient un véritable lieu de vie.
Un autre élément renforce cette impression d’authenticité : le travail des voix et de la diction. Même si la fiche mentionne des « acteurs de doublage » sans détailler leurs noms, le soin apporté aux répliques, aux accents et aux intonations contribue à la personnalité de chaque figure. Qu’il s’agisse de villageois râleurs, de crieurs publics comme Arnaud Lesimple ou de légionnaires dépassés par les événements, tous participent à la richesse sonore du film.
Pour ceux qui s’intéressent aux grandes distributions de groupe, il peut être éclairant de rapprocher cette peinture de village d’autres œuvres où la communauté prime sur l’individu, comme le montrent les analyses consacrées à la distribution de Héros fragile ou encore à la manière dont certains récits choraux gèrent leurs nombreux personnages, étudiée dans l’article sur la distribution de Nouveau jour.
Le village d’Astérix et Obélix reste donc un exemple marquant de casting homogène, où la somme des rôles apparemment mineurs crée un univers plus fort que ses seuls héros principaux.
Panoramix, Mathusalix et les figures de sagesse
Au sein de ce village turbulent, certaines figures incarnent la sagesse et le savoir. Panoramix, le druide, en est le représentant le plus évident. Son interprète, même s’il est moins souvent cité que les têtes d’affiche, joue un rôle clé dans l’équilibre du récit. La tranquillité de son jeu, sa voix posée, contrastent avec l’agitation ambiante, ce qui renforce l’idée d’un personnage pivot, gardien de la potion magique et de la mémoire du peuple gaulois.
Le film introduit également le personnage très âgé de Mathusalix, druide de deux cents ans à l’origine d’une « super potion » permettant de cloner temporairement Astérix et Obélix. Ce personnage ajoute une dimension quasi légendaire à l’univers, tout en ouvrant la voie à des scènes spectaculaires où les héros se multiplient pour vaincre leurs adversaires. L’acteur chargé de ce rôle adopte un ton volontairement exagéré, jouant sur la lassitude et l’emphase, pour composer un vieux sage plus fantasque que sérieux.
Ces figures de sagesse, même secondaires en temps d’écran, confèrent au film une profondeur supplémentaire. Elles rappellent que, derrière la comédie et les bagarres, l’univers d’Astérix s’appuie sur une mythologie interne cohérente, où la magie, la science (version druidique) et l’histoire s’entremêlent. Le casting devait donc trouver des visages capables d’incarner cette dimension plus symbolique, ce qu’il parvient à faire avec finesse.
Les Romains, les cascades et les personnages périphériques : un monde en mouvement
À côté du village, le monde romain et ses périphéries contribuent à élargir l’échelle du film. Les légionnaires, les cavaliers, les espions et les crieurs publics composent une mosaïque humaine qui donne au récit une ampleur presque épique. La réussite de cette partie du casting tient à la capacité du film à mêler sérieux et dérision dans la représentation de Rome.
Mario Luraschi, en cavalier Malosinus, illustre parfaitement cette approche. Réputé pour son travail avec les chevaux, il apporte une crédibilité immédiate aux scènes équestres. Ses interventions ne se limitent pas à la figuration : elles structurent des moments clés où la puissance militaire romaine est mise en avant, juste avant d’être tournée en dérision par les Gaulois. Ce contraste entre efficacité martiale et ridicule final nourrit le comique de répétition.
Les chefs cascadeurs Philippe Guegan et Gilles Conseil, entourés de cascadeurs comme Patrick Médioni, Yves Girard ou Cyril Raffaelli, construisent un univers où chaque coup de poing, chaque vol plané de légionnaire devient un gag visuel. Leur travail exige un mélange de rigueur physique et de sens du tempo, car les chutes doivent être à la fois spectaculaires et drôles, sans jamais mettre les interprètes en danger.
Les crieurs publics, danseurs, soldats anonymes et habitants des autres régions forment la toile de fond de ce monde antique revisité. Des acteurs comme Arnaud Lesimple, annoncé comme « un crieur », prêtent leur voix et leur corps à ces moments de transition narrative où un simple message peut déclencher une nouvelle péripétie. Leur travail, souvent discret, est pourtant indispensable à la fluidité du récit.
La construction de cet univers romain se distingue d’autres distributions centrées sur des héros solitaires. Ici, les adversaires d’Astérix et Obélix sont multiples, hiérarchisés, depuis les simples soldats jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir avec Jules César et Détritus. Cette variété donne au spectateur un sentiment de progression, comme s’il gravissait les échelons d’un système impérial à mesure que l’intrigue avance.
Pour situer cette approche dans un contexte plus large, on peut la comparer à d’autres films où la distribution des antagonistes est particulièrement travaillée, comme l’illustre par exemple l’étude de la distribution de The Gorge, centrée sur l’affrontement entre personnages. Bien que les genres diffèrent, on retrouve la même volonté de donner un visage humain à chaque niveau de conflit.
Ce foisonnement de personnages périphériques, porté par une distribution solide et un travail de cascades impressionnant, transforme les scènes d’action en véritables moments de comédie chorale, où la défaite romaine devient un spectacle récurrent, attendu et jubilatoire.
Le rôle de la musique et du son dans la mise en valeur des interprètes
La partition de Jean-Jacques Goldman et Roland Romanelli complète ce travail sur les personnages romains et périphériques. Les thèmes associés aux légionnaires, aux entrées de Jules César ou aux charges de cavalerie accentuent tantôt la dimension menaçante, tantôt le ridicule de la situation. La musique sert d’écrin aux performances des acteurs, soulignant une chute, un regard, un silence.
L’ingénieur du son Henri Morelle et l’équipe de montage sonore s’emploient à faire ressortir chaque détail : le claquement des sandales romaines, le bruissement des armures, le fracas des chutes, les murmures du village. Ces éléments, bien que techniques, influencent directement la perception des personnages par le spectateur. Un légionnaire qui vole dans les airs avec un cri légèrement exagéré prête davantage à rire, sans que son interprète disparaisse derrière le gag.
Ce travail audio-visuel intégré montre à quel point le succès de la distribution ne dépend pas seulement du visage des acteurs, mais aussi de tout un ensemble de choix artistiques qui les entourent et les mettent en valeur.
Fiche récapitulative : acteurs, personnages et équipe de Astérix et Obélix contre César
Pour ceux qui souhaitent disposer d’un repère clair, le film peut se résumer en une série de correspondances entre comédiens, rôles et fonctions techniques. Cette vision synthétique permet de mesurer l’ampleur du projet et la diversité de la distribution mobilisée.
| Catégorie | Nom | Rôle / Fonction |
|---|---|---|
| Acteur principal | Christian Clavier | Astérix, héros gaulois rusé |
| Acteur principal | Gérard Depardieu | Obélix, livreur de menhirs au cœur tendre |
| Personnage historique | Jules César | Empereur romain, chef des légions |
| Second rôle | Sim | Agecanonix, doyen du village |
| Second rôle | Jean-Jacques Devaux | Ordralfabetix, poissonnier querelleur |
| Second rôle | Mario Luraschi | Malosinus, cavalier romain |
| Figuration marquante | Anne Rocquigny de Favel | Une villageoise |
| Réalisation | Claude Zidi | Réalisateur, scénariste |
| Scénario & dialogues | Gérard Lauzier | Scénariste, dialoguiste |
| Auteurs originaux | René Goscinny & Albert Uderzo | Auteurs de la bande dessinée Astérix |
| Musique | Jean-Jacques Goldman, Roland Romanelli | Compositeurs de la bande originale |
| Image & décors | Tony Pierce-Roberts, Jean Rabasse | Directeur de la photographie, chef décorateur |
Pour approfondir la question des distributions complexes dans le cinéma, le lecteur peut explorer d’autres analyses comme celles consacrées à la distribution d’Argylle et de ses personnages ou encore à Tout sauf toi et son casting, qui montrent comment différentes époques et genres gèrent cette question du partage des rôles.
Cette vue d’ensemble met en lumière la richesse humaine et artistique derrière Astérix et Obélix contre César, de la star internationale jusqu’au simple figurant en costume gaulois ou romain.
Quelques repères utiles pour explorer la distribution
Pour garder en tête les éléments clés de cette distribution, quelques points de repère peuvent être utiles. Ils permettent de mieux situer chaque acteur et chaque personnage dans l’économie générale du film.
- Le duo central : Christian Clavier et Gérard Depardieu forment le cœur comique et émotionnel du récit, en donnant vie à Astérix et Obélix.
- Le camp romain : de Jules César à Détritus, en passant par les légionnaires et cavaliers, cette partie de la distribution structure le versant antagoniste de l’histoire.
- Le village gaulois : personnages comme Agecanonix, Ordralfabetix, les villageoises et danseuses contribuent à l’ancrage communautaire du film.
- L’équipe créative : réalisateur, scénaristes, compositeurs, chef décorateur et costumiers façonnent le cadre dans lequel les acteurs évoluent.
- Les cascades et seconds rôles : cascadeurs, crieurs, figurants, donnent au monde romain et gaulois sa densité et son côté spectaculaire.
Ces quelques jalons aident à comprendre pourquoi la distribution de Astérix & Obélix contre César reste une référence lorsqu’il est question de grandes fresques comiques adaptées de la bande dessinée.
Quels sont les principaux acteurs de Astérix et Obélix contre César ?
Les rôles centraux sont tenus par Christian Clavier dans la peau d’Astérix et Gérard Depardieu dans celle d’Obélix. Autour d’eux gravitent de nombreux acteurs français, dont Sim en Agecanonix, Jean-Jacques Devaux en Ordralfabetix, ainsi que les interprètes de Jules César, de Détritus et des autres Gaulois et Romains, qui composent un casting choral très riche.
Qui a réalisé Astérix et Obélix contre César et quel est son style ?
Le film est réalisé par Claude Zidi, grand nom de la comédie française. Son style repose sur un mélange de burlesque visuel, de sens du rythme et de direction d’acteurs précise. Il met en scène des scènes de groupe très vivantes, des bagarres chorales et des gags millimétrés, tout en restant fidèle à l’esprit de la bande dessinée originale.
Comment le film adapte-t-il les personnages historiques comme Jules César ?
Jules César est présenté comme un personnage historique revisité à la manière d’Astérix : autoritaire mais parfois dépassé, grand stratège dont les plans sont régulièrement contrecarrés par les Gaulois. L’interprétation mélange prestige et dérision, prolongeant la satire des albums où l’Antiquité sert de miroir humoristique au monde contemporain.
Quel est le rôle des seconds rôles et des figurants dans le film ?
Les seconds rôles et les figurants donnent vie au village gaulois et au camp romain. Qu’il s’agisse d’Agecanonix, d’Ordralfabetix, des villageoises, des légionnaires ou des cavaliers, chacun apporte un geste, une réplique ou une présence qui enrichit l’univers. Leur travail, soutenu par les cascadeurs et l’équipe technique, transforme le film en véritable fresque humaine.
La musique joue-t-elle un rôle dans la mise en valeur du casting ?
Oui, la musique composée par Jean-Jacques Goldman et Roland Romanelli souligne les entrées des personnages, les scènes d’action et les moments comiques. Les thèmes associés aux Gaulois, aux Romains ou aux scènes de bataille accentuent le caractère héroïco-comique de l’ensemble, mettant en relief le jeu des acteurs et renforçant l’identité de chaque groupe de personnages.
