Distribution de Les Animaux fantastiques : acteurs, actrices et personnages

La distribution de Les Animaux fantastiques réunit un ensemble d’acteurs et d’actrices qui ont su redonner vie à l’univers de J.K. Rowling en le déplaçant loin de Poudlard, vers le New York des années 1920. Chaque visage, chaque voix, chaque gestuelle construit un pont entre la magie spectaculaire et des personnages profondément humains. Du discret mais lumineux Eddie Redmayne en Newt Scamander, à la présence plus austère de Katherine Waterston dans le rôle de Tina Goldstein, la galerie de protagonistes donne l’impression de feuilleter un album de musée vivant, où chaque portrait recèle un secret. Le film repose sur cette alchimie : un scénario pensé comme un cours sur les créatures magiques, mis en scène par un réalisateur familier de la saga, et porté par un casting qui propose une relecture contemporaine des archétypes du cinéma fantastique. Comprendre cette distribution revient à explorer une exposition de caractères, où les choix de jeu et de mise en scène se répondent dans le moindre détail.

En bref : la distribution de Les Animaux fantastiques passée au crible
• Plonger dans la distribution de Les Animaux fantastiques, c’est découvrir comment le réalisateur David Yates orchestre un véritable cours vivant sur les héros, seconds rôles et antagonistes qui structurent cette nouvelle saga.
• Le cœur du récit repose sur Eddie Redmayne, interprète de Newt Scamander, magizoologiste timide et brillant dont la gestuelle et les silences redéfinissent le héros fantastique traditionnel.
• La dynamique du duo qu’il forme avec Katherine Waterston, alias Tina Goldstein, est complétée par la dimension comique et touchante de Dan Fogler dans le rôle du Moldu Jacob Kowalski.
• L’article détaille les principales actrices et acteurs de la saga, la façon dont leurs personnages s’entrecroisent, et ce que ces choix disent de l’évolution de l’univers magique sur grand écran.
• Une FAQ finale répond aux questions fréquentes sur le casting, les personnages clés et leurs liens avec la saga Harry Potter, pour aider le spectateur à mieux savourer chaque apparition à l’écran.

Une mise en scène pensée comme un cours vivant : le rôle du réalisateur et le synopsis du film

Le monde de Les Animaux fantastiques se découvre comme un cours immersif donné à ciel ouvert. Le réalisateur David Yates, déjà aux commandes des derniers volets de Harry Potter, fait de ce premier chapitre un récit initiatique centré sur la découverte de nouvelles contrées du monde magique. L’histoire suit Newt Scamander, jeune magizoologiste britannique, arrivé à New York avec une mystérieuse valise remplie de créatures. Quand certaines d’entre elles s’échappent, la ville devient une vaste salle de classe, où chaque ruelle et chaque gratte-ciel révèle une leçon sur la cohabitation entre magie et société humaine.

Ce synopsis, en apparence simple, est construit comme un programme pédagogique en plusieurs modules. Premier module : la confrontation entre Newt et les autorités locales, notamment le MACUSA, l’équivalent américain du Ministère de la Magie. Deuxième module : la rencontre avec des individus du monde non magique, parmi lesquels Jacob Kowalski, qui offre un regard émerveillé et souvent candide sur cet univers. Troisième module : l’exploration des forces obscures qui traversent la société, avec la montée de tensions liées aux Obscurials et aux mouvements anti-sorciers. Ce découpage permet au spectateur d’entrer progressivement dans une nouvelle mythologie, tout en conservant la structure rassurante d’un récit d’apprentissage.

David Yates filme ce cours à ciel ouvert en alternant les plans intimistes et les grandes fresques urbaines. Les gros plans insistent sur le jeu des acteurs et actrices, notamment sur les regards d’Eddie Redmayne, constamment fuyant mais d’une intensité rare. Les séquences plus spectaculaires, comme les poursuites de créatures dans les rues de New York, rappellent que ce cours a aussi la forme d’une leçon de cinéma, où les effets visuels servent toujours les relations entre personnages.

Le choix d’installer l’action en 1926 à New York rapproche le film des grandes fresques historiques. Le spectateur est invité à observer les décors comme une exposition : bars clandestins, banques, quartiers populaires, appartements exigus illustrent le contexte socio-économique de l’époque. Cette attention au cadre influence directement la direction d’acteurs. Les interprètes jouent avec les codes du film noir, de la comédie romantique des années 1930 et du fantastique contemporain, créant un mélange qui renouvelle le ton de la franchise.

Le synopsis, souvent résumé à une chasse aux créatures, repose en vérité sur une réflexion plus vaste : comment des individus atypiques trouvent leur place dans une société angoissée par la différence. Newt, Tina et Jacob incarnent trois modalités de marginalité : l’excentricité scientifique, la fonctionnaire soupçonnée d’être trop indépendante, et l’ouvrier sans pouvoirs plongé dans un monde qui le dépasse. David Yates dirige ses comédiens comme un professeur encourage ses élèves les plus discrets à révéler leurs talents cachés.

Ce rapport pédagogique se retrouve dans la manière dont le film introduit progressivement les règles du monde magique américain. À travers les dialogues entre les personnages, le spectateur comprend les interdits, les risques politiques et les tensions sociales qui structurent cette société. Le casting devient l’outil principal de cette transmission de savoir : l’autorité douce d’une présidente de congrégation, la rigidité de certains aurors, la peur palpable d’enfants traumatisés par le fanatisme religieux. Chaque rôle, même brièvement présent, fonctionne comme un chapitre de ce cours vivant.

La force de cette mise en scène réside dans le fait que le spectateur ne se sent jamais prisonnier d’un exposé. Les apprentissages passent par l’émotion : un geste de compassion de Newt envers une créature blessée, la gêne maladroite de Jacob découvrant la magie, le professionnalisme de Tina tentant de maintenir un semblant d’ordre. Le film se présente comme une leçon de coexistence, portée par une distribution choisie avec grand soin.

Le cœur du casting : Eddie Redmayne en Newt Scamander, un héros atypique

Au centre de la distribution de Les Animaux fantastiques se trouve Eddie Redmayne, dont l’interprétation de Newt Scamander rompt avec les codes habituels du héros de blockbuster. Plutôt que de jouer la bravoure frontale, l’acteur propose une personnalité réservée, presque maladroite, qui s’exprime davantage avec les créatures qu’avec les humains. Sa posture légèrement voûtée, son regard souvent dirigé vers le sol, sa diction douce dessinant des phrases hésitantes donnent vie à un magizoologiste plus proche du chercheur absorbé par sa passion que du chevalier conquérant.

Ce choix de jeu a un effet pédagogique sur le public. Beaucoup de spectateurs reconnaissent dans Newt un profil de personne introvertie, passionnée par un sujet au point d’en oublier les codes sociaux. Loin de ridiculiser cette différence, le film en fait une force. Lorsqu’il manipule sa valise ou qu’il soigne une créature blessée, le personnage semble soudain parfaitement à l’aise, comme un professeur dans son laboratoire. Cette dualité entre gêne sociale et assurance scientifique illustre une manière différente d’exister dans le monde, sans devoir correspondre aux stéréotypes de la réussite.

Eddie Redmayne travaille chaque interaction avec minutie. Face à Tina Goldstein, son débit de parole se fragmente, ponctué de silences, comme s’il cherchait toujours la formule la moins intrusive. Avec Jacob, il adopte un ton plus direct, presque complice, sachant que cet homme sans pouvoirs représente un élève curieux qu’il doit guider sans l’effrayer. Au contact des créatures, en revanche, les gestes deviennent fluides, les mots plus sûrs, révélant un savoir encyclopédique que la caméra souligne régulièrement par des mouvements approchants : mains qui caressent, regards qui apaisent, voix qui murmure des instructions.

Dans cette perspective, Newt Scamander se rapproche d’autres figures de la culture populaire, comme certains scientifiques de films de science-fiction ou des naturalistes du XIXe siècle. Le film a parfois des allures de carnet de terrain illustré, chaque créature devenant une entrée de catalogue vivante. Eddie Redmayne fait de Newt le conservateur d’un musée mobile, où chaque animal est protégé et documenté. Cette dimension rappelle le travail de certains conservateurs de musées modernes, soucieux de médiation culturelle : rendre la connaissance accessible sans la dénaturer.

Une anecdote souvent relevée par les spectateurs concerne la manière dont Newt évite le contact visuel prolongé. Ce détail, loin d’être anodin, inscrit le personnage dans une représentation nuancée de la neurodiversité, sans jamais l’enfermer dans une étiquette. La mise en scène de David Yates laisse à Eddie Redmayne le temps d’installer ces micro-gestes : un doigt qui tapote sa baguette, un pas de côté pour contourner un groupe, une manière de se recroqueviller dans son manteau lorsque la tension monte. Ce langage corporel compose un véritable dictionnaire visuel pour qui souhaite décrypter le personnage.

Le rôle de Newt sert aussi de pivot à la structure narrative. Chaque fois que la situation dégénère, c’est sa connaissance des créatures qui permet une issue, souvent astucieuse plutôt que violente. Le spectateur assiste alors à une forme de cours pratique sur la faune magique : comment calmer un Éruptif, quel appât attire un Niffleur, quelles conditions de lumière rassurent un Oiseau-Tonnerre. L’acteur donne la sensation que ces informations lui viennent spontanément, comme si la biologie magique faisait partie intégrante de sa personnalité.

Cette approche humaniste du héros influence toute la distribution. Les autres acteurs et actrices ajustent leur jeu en conséquence. Face à un protagoniste si peu porté sur la domination, les antagonistes semblent encore plus brutaux, tandis que les alliés révèlent progressivement leurs fragilités. Newt agit comme un révélateur de caractères, à la manière d’un professeur qui, par sa propre différence, autoriserait les autres à montrer leurs failles. L’interprétation de Redmayne transforme ainsi la saga en étude subtile de la sensibilité et de la tolérance.

Les analyses d’interview de l’acteur confirment cette intention : la construction de Newt repose sur l’idée qu’un héros peut être discret, maladroit et pourtant déterminant. Le public découvre alors une nouvelle manière de s’identifier à un protagoniste de film fantastique, moins basée sur la toute-puissance que sur la capacité à comprendre et à protéger le vivant.

Katherine Waterston et Dan Fogler : Tina Goldstein, Jacob Kowalski et la dynamique du trio

Autour de Newt Scamander, la distribution de Les Animaux fantastiques construit un trio central dont les équilibres sont décisifs pour la tonalité du film. Katherine Waterston, dans le rôle de Tina Goldstein, et Dan Fogler, qui incarne Jacob Kowalski, apportent chacun une couleur spécifique au récit. Là où Newt représente le chercheur atypique, Tina incarne la fonctionnaire consciencieuse, et Jacob le spectateur profane projeté à l’intérieur du monde magique. Ensemble, ils composent une sorte de groupe d’étude, où chaque personnage contribue à sa manière à la résolution des problèmes.

Tina Goldstein apparaît d’abord comme une auror en disgrâce, rétrogradée au service des permis. Son attitude légèrement raide, son costume strict, sa coupe au carré sans fioritures la présentent comme une femme dont la vie professionnelle structure l’identité. Katherine Waterston joue cette rigidité avec une grande finesse, laissant affleurer la fragilité derrière la détermination. Sa voix se fait tranchante lorsqu’elle rappelle le règlement, mais se brise presque lorsqu’elle évoque ses erreurs passées. Le spectateur comprend rapidement que Tina se bat autant contre les injustices du système que contre sa propre peur de l’échec.

Cette tension interne se reflète dans sa relation avec Newt. Au début, elle ne voit en lui qu’un élément perturbateur dans une carrière déjà chancelante. Les scènes où elle l’emmène de force au MACUSA rappellent la rigueur d’une enseignante excédée par un élève qui refuse de suivre les consignes. Pourtant, au fil du récit, le regard de Tina change. Elle découvre la dimension éthique du travail de Newt, sa volonté sincère de protéger les créatures plutôt que de les exploiter. Katherine Waterston accompagne cette évolution par des variations subtiles dans la gestuelle : épaules qui se détendent, sourire rare mais sincère, regard qui se fixe plus longuement sur Newt.

Face à ce duo parfois sérieux, Dan Fogler apporte une énergie radicalement différente avec Jacob Kowalski. Boulanger sans le sou, vétéran de guerre, ce Moldu représente le public ordinaire propulsé au cœur d’un monde qui défie toute logique. Fogler joue avec une palette de réactions comiques, mais jamais moqueuses : sidération, émerveillement, peur, gourmandise. Lorsqu’il découvre l’intérieur de la valise de Newt, son expression incarne la sensation du spectateur entrant pour la première fois dans un musée interactif où chaque vitrine prend vie. Sa naïveté fonctionne comme un moteur narratif : il pose les questions que tout spectateur se pose, et ses maladresses provoquent des situations à la fois drôles et révélatrices.

La dynamique entre Tina et Jacob est tout aussi intéressante. Elle voit d’abord en lui une complication supplémentaire dans un dossier déjà sensible. Lui, au contraire, est immédiatement fasciné par cette femme forte, mystérieuse et profondément juste. Le film organise alors de nombreux moments de comédie de situation, où la rigueur de Tina se heurte au naturel désarmant de Jacob. Cette opposition rappelle certains duos classiques du cinéma hollywoodien, mais s’enrichit ici de la dimension magique qui décuple les occasions de quiproquos.

Le trio formé par Newt, Tina et Jacob peut être comparé à un groupe de travail dans un contexte pédagogique. Chacun apporte un type de savoir : Newt maîtrise la biologie magique, Tina connaît les lois et les institutions, Jacob apporte le bon sens et l’empathie populaires. Lorsqu’ils coopèrent, les obstacles se résolvent. Cette structure renforce l’idée que le film fonctionne comme un cours collectif, où la diversité des profils devient un atout.

Quelques scènes illustrent particulièrement cette complémentarité. L’interrogatoire au MACUSA montre une Tina déchirée entre son devoir et sa sympathie naissante pour Newt. Jacob, témoin impuissant, incarne le spectateur choqué par la dureté du système. Plus tard, dans l’appartement de Tina et de sa sœur, Queenie, l’ambiance se transforme. Les repas partagés, les conversations légères, la danse esquissée entre Jacob et Queenie installent une atmosphère de convivialité qui rappelle les soirées d’étudiants après une journée intense de cours.

Cette dimension collective donne à la distribution une résonance particulière. Plutôt que de s’appuyer uniquement sur un héros solitaire, le film propose une mosaïque de personnalités complémentaires. Les acteurs et actrices du trio central réussissent à faire exister cette solidarité fragile, ce sentiment de groupe en formation, qui devient un sujet en soi. La magie n’est plus seulement dans les sortilèges, elle se trouve dans la manière dont ces individus parviennent, progressivement, à se faire confiance.

Le succès de cette alchimie a contribué à installer durablement ces personnages dans l’imaginaire des spectateurs. Beaucoup les perçoivent comme une nouvelle génération de figures emblématiques du cinéma fantastique, capables d’alterner émotion, comédie et engagement moral.

Les personnages secondaires et antagonistes : une galerie de figures marquantes

Au-delà du trio central, la distribution de Les Animaux fantastiques se distingue par une constellation de seconds rôles dont la présence renforce la densité du récit. Ces personnages dessinent une cartographie sociale du monde magique et non magique, rendant chaque quartier de New York plus tangible. Ils fonctionnent comme les personnages d’un grand tableau historique, chacun apportant une nuance de couleur supplémentaire.

Parmi eux, la présidente du MACUSA, Seraphina Picquery, interprétée par Carmen Ejogo, impose une autorité sereine. Son jeu repose sur une économie de gestes et de mots, qui traduit le poids de sa fonction. Sa manière de s’adresser aux aurors, son regard lorsqu’elle observe Newt et Tina, rappellent le maintien d’une haute responsable politique. Cette figure d’institution donne au film une dimension presque documentaire sur les rouages du pouvoir magique américain, thème rarement exploré auparavant dans la saga.

À l’opposé, Mary Lou Barebone, chef du groupe fanatique Second Salemers, incarne la rigidité dogmatique. Jouée par Samantha Morton, elle évoque les grandes figures de croisades morales tristement célèbres dans l’histoire. Sa silhouette sévère, son ton tranchant, sa manière de manipuler des enfants fragiles renvoient à des épisodes sombres des années 1920, marquées par la montée de mouvements extrémistes. Ce parallèle historique donne au film un ancrage réaliste, presque sociologique : la peur de la différence et de la magie devient une métaphore des peurs sociales plus larges.

Les enfants Barebone, quant à eux, apportent une tonalité plus tragique. L’un d’eux, Credence, joue un rôle central dans l’intrigue liée aux Obscurials. Sa fragilité, sa quête d’acceptation et la violence qu’il subit rappellent des thématiques très contemporaines, comme le rejet des personnes perçues comme différentes. L’acteur qui l’incarne développe un jeu tout en retenue, où les silences pèsent parfois plus lourd que les dialogues. Le spectateur assiste à un cours sensible sur les conséquences du refoulement et de la culpabilisation.

Les antagonistes plus directement liés au monde magique complètent ce tableau. La figure de Gellert Grindelwald, même brièvement évoquée, plane sur le récit comme une ombre menaçante. La distribution le tease davantage qu’elle ne l’expose, préparant le terrain pour les volets suivants. Ce choix crée une tension narrative proche de celle des romans à épisodes, où certains professeurs charismatiques sont annoncés avant d’apparaître réellement. Le spectateur pressent que ce nom deviendra central dans les leçons politiques et morales des films suivants.

Les aurors et autres employés du MACUSA, même lorsqu’ils n’ont que quelques répliques, contribuent à installer une atmosphère très codifiée. Leurs uniformes, leur discipline, leur manière de se déplacer en groupe rappellent une bureaucratie puissante, héritière des grandes administrations du début du XXe siècle. Chaque acteur secondaire devient un figurant actif dans cette grande fresque, comme les visiteurs d’un musée qui, par leur simple présence, donnent de la vie aux salles d’exposition.

Une liste permet de mieux visualiser la variété des seconds rôles marquants :

  • Seraphina Picquery : incarnation de l’autorité institutionnelle et de la responsabilité politique.
  • Mary Lou Barebone : symbole du fanatisme anti-magie et des dérives idéologiques.
  • Credence Barebone : figure tragique de la répression et du secret destructeur.
  • Les aurors du MACUSA : représentation de la force de l’ordre magique et de ses ambiguïtés.
  • Les employés anonymes : illustration de la bureaucratie magique au quotidien.

Chaque rôle, même brièvement aperçu, fonctionne comme une notice de catalogue dans une exposition thématique. Le spectateur, s’il le souhaite, peut s’attarder mentalement sur chacun, reconstituer leur histoire, imaginer leurs motivations. Ce foisonnement de personnages renforce le réalisme du monde présenté.

Le contraste entre les fanatiques anti-sorciers et le MACUSA offre aussi une réflexion sur les formes de pouvoir. D’un côté, un pouvoir officieux, nourri par la peur et la manipulation des foules. De l’autre, un pouvoir officiel, parfois rigide, qui peine à protéger les plus vulnérables. La distribution fait ressentir ces tensions à travers des scènes de foule, de réunions secrètes, de procès. Le film ressemble, par instants, à une leçon sur les risques de polarisation sociale, servie par des acteurs et actrices capables de rendre ces enjeux palpables.

Cette galerie de personnages secondaires enrichit l’expérience du public. Elle montre que le monde de Les Animaux fantastiques ne se résume pas aux exploits de quelques héros, mais repose sur une multitude de destins croisés. À la manière d’un musée dont chaque salle complète la précédente, le film propose une visite guidée à travers les différentes strates de la société magique et non magique, où chaque visage croisé raconte une histoire à décrypter.

Tableau récapitulatif des principaux acteurs, actrices et personnages de Les Animaux fantastiques

Pour mieux saisir la richesse de la distribution de Les Animaux fantastiques, un tableau récapitulatif permet de visualiser d’un coup d’œil les liens entre acteurs, actrices et personnages. Ce type de synthèse évoque les panneaux explicatifs que l’on trouve à l’entrée des grandes expositions : il oriente le regard et aide à organiser les informations.

Acteur / ActricePersonnageRôle dans le récit
Eddie RedmayneNewt ScamanderMagizoologiste britannique, protagoniste principal, protecteur des créatures magiques.
Katherine WaterstonTina GoldsteinAncienne auror, fonctionnaire du MACUSA, alliée de Newt en quête de réhabilitation.
Dan FoglerJacob KowalskiMoldu boulanger, témoin émerveillé du monde magique, vecteur d’humour et d’émotion.
Carmen EjogoSeraphina PicqueryPrésidente du MACUSA, figure d’autorité politique du monde magique américain.
Samantha MortonMary Lou BareboneCheffe des Second Salemers, représentante du fanatisme anti-magie.
Acteur interprétant CredenceCredence BareboneJeune homme tourmenté, lié au phénomène des Obscurials, figure tragique du film.

Ce tableau met en lumière l’équilibre recherché par la distribution. On y trouve des héros atypiques comme Newt Scamander, des figures institutionnelles, des victimes de la peur sociale et des représentants du monde non magique. Le film se lit alors comme un dialogue permanent entre ces pôles. La présence de Eddie Redmayne, Katherine Waterston et Dan Fogler en tête d’affiche structure la perception du récit, tandis que les autres noms enrichissent la profondeur de champ narrative.

Ce type de récapitulatif aide aussi à comprendre pourquoi certains spectateurs s’attachent particulièrement à des personnages secondaires. En identifiant leur fonction dans l’histoire, on mesure mieux leur impact émotionnel. Credence, par exemple, n’apparaît pas dans toutes les scènes, mais son poids symbolique est considérable. De même, Mary Lou Barebone cristallise des peurs et des dérives qui dépassent largement le seul cadre de la magie.

Pour qui s’intéresse à l’art du casting, ce tableau permet d’apprécier la façon dont le film répartit les responsabilités dramatiques. Les acteurs et actrices principaux portent l’arc narratif, tandis que les seconds rôles incarnent les forces sociales, politiques et idéologiques à l’œuvre. L’ensemble compose un véritable cours sur la manière de construire un univers cohérent à travers ses habitants, chaque entrée de ce tableau étant une pièce essentielle de ce puzzle cinématographique.

Questions fréquentes sur la distribution de Les Animaux fantastiques

Pour compléter ce tour d’horizon, quelques questions reviennent souvent à propos de la distribution de Les Animaux fantastiques. Cette FAQ propose des réponses synthétiques, comme le ferait un guide de musée à la fin d’une visite, pour clarifier certains points et enrichir la compréhension des personnages et des choix de casting.

Qui incarne Newt Scamander dans Les Animaux fantastiques ?

Le personnage de Newt Scamander est interprété par l’acteur britannique Eddie Redmayne. Son jeu repose sur une grande douceur, une gestuelle discrète et un regard souvent fuyant, ce qui offre une représentation singulière du héros de cinéma fantastique. Grâce à lui, Newt devient un magizoologiste crédible, passionné par les créatures et peu à l’aise dans les interactions sociales, ce qui renouvelle la figure centrale de la saga.

Quel est le rôle de Katherine Waterston dans le film ?

Katherine Waterston joue Tina Goldstein, une ancienne auror du MACUSA rétrogradée après une affaire compliquée. Tina représente la fonctionnaire rigoureuse, très attachée aux règles, mais aussi une femme en quête de seconde chance. Sa relation avec Newt Scamander évolue progressivement, passant de la méfiance à une véritable complicité, ce qui structure une grande partie de la dynamique émotionnelle du film.

Pourquoi Dan Fogler est-il un élément clé de la distribution ?

Dan Fogler, qui interprète Jacob Kowalski, apporte une dimension comique et humaine à l’histoire. Moldu sans aucun pouvoir, il découvre le monde magique avec le regard émerveillé du public. Son humour, ses peurs et ses rêves rendent l’univers plus accessible et créent un contraste fort avec la gravité de certains enjeux. Jacob sert de passerelle entre les spectateurs et l’univers de Les Animaux fantastiques.

Les personnages secondaires ont-ils un vrai impact sur l’histoire ?

Oui, les personnages secondaires jouent un rôle déterminant. Seraphina Picquery incarne le pouvoir institutionnel, Mary Lou Barebone représente le fanatisme anti-magie, et Credence Barebone cristallise le thème de la répression et du secret. Chacun d’eux apporte une dimension sociale ou politique qui enrichit considérablement la trame principale, transformant le film en réflexion sur la peur de la différence et la gestion du pouvoir.

La distribution de Les Animaux fantastiques est-elle liée à celle de Harry Potter ?

La distribution repose surtout sur de nouveaux acteurs et actrices, car l’action se déroule plusieurs décennies avant les événements de Harry Potter. Cependant, certains personnages, comme Gellert Grindelwald, créent un pont entre les deux sagas. Ce choix permet de proposer un nouveau cours narratif, centré sur d’autres héros, tout en conservant quelques repères pour les spectateurs familiers de l’univers magique créé par J.K. Rowling.